Découverte du Marais avec la Box Mon Beau Paris

8 François
8.5 Emma
9 Léa
8.5 Eve
8.5

Quel est le concept ?

Chaque mois, de nouvelles visites guidées sur un quartier et un thème différent sont proposées pour redécouvrir Paris de manière insolite et conviviale accompagné d’un conférencier passionné

Pour qui ?

Pour tous ceux et toutes celles qui ont envie de se cultiver en passant un bon moment, qui veulent comprendre l’histoire des rues et des monuments ou qui cherchent une idée de cadeau original et enrichissant.

Quelles sont les visites guidées proposées ?

De nombreuses visites sur des thèmes variés dont la liste s’enrichit tous les mois :

Saut de Puces à Saint Ouen

  • La Grande Mosquée de Paris
  • La Petite Histoire du Vin à Paris
  • Gustave Moreau, l’Artiste qui créa son Musée
  • Les Passages Couverts Parisiens
  • Les 5 Sens des Champs-Elysées (Créativité, Luxe et Volupté)
  • La Visite dont Vous êtes le Héros
  • Le Destin de Charlotte Corday
  • Les Folies des Montparnasse
  • Le Marais Street Art

Le plus

  • Des visites sur des thèmes insolites assurées par des conférencier passionnantes qui associent informations historiques et anecdotes.
  • Une box originale pour passer un bon moment en famille ou entre amis ou à offrir.

Notre expérience

Nous avons testé Les Dames du Marais.
Rendez-vous au métro Saint Paul où nous retrouvons Magali, notre guide conférencière. Magali est également habilleuse-costumière au théâtre. Elle nous rappelle que le costume reflète la société et la condition de la femme. Sa visite est empreinte de sa connaissance du milieu du théâtre.


Petit aperçu de cette visite guidée très riche et passionnante de près de 2 heures et demi.

Le Marais

Avant le VIIème siècle, le quartier du Marais est composé des marécages. Les religieux puis les nobles, au XVème siècle, s’y installent.
La révolution française va conduire au déplacement des nobles dans d’autres quartiers.
Les ouvriers du XIXème siècle vont habiter dans les hôtels particuliers qui sont découpés. Dans les années 1960, Malraux va obtenir le classement ce quartier pour le préserver.
Magali a choisi le parcours de femmes atypiques du XVIème siècle, l’apogée du Marais.

La reine Margot

La bibliothèque Forney se situe d’aujourd’hui dans l’hôtel de Sens, hôtel construit au XVème siècle.
Dans la façade il y a un boulet remontant de 1830.
Au XVIIème siècle, les hôtels particuliers sont en U. Ce n’est pas le cas ici. On reconnaît l’architecture du Moyen âge avec la bretèche où on fait glisser la poix et la tour et l’échauguette (une tour ne partant pas du sol servant à surveiller).

Cet hôtel a d’abord appartenu aux archevêques de Sens. La reine Margot, Marguerite de Valois, y vécu ensuite. Ses noces avec Henri IV ont été nommées noces de sang car elles ont engendrées le massacre de la Saint Barthélemy.
La reine Margot était très belle et avait beaucoup d’esprit. Son éducation ne s’est pas limitée pas au catéchisme mais elle a également appris les lettres modernes (espagnol et italien) ainsi que le latin (rare pour une femme de cette époque). Elle avait de nombreux amants : le duc de Guise, Boniface de La Molle, Jacques de Harlay de Champvallon, Bussy d’Amboise, Aubiac, Saint Julien. Nombreux de ces amants n’ont pas fini leur vie calmement. Magali nous donne quelques exemples hors du commun.
Henri IV avait aussi de nombreuses aventures, il était surnommé le Vert Galant. Mais la reine Margot va être répudiée et s’exiler à Usson en Auvergne. A son retour, elle habite en 1605 dans l’hôtel de Sens. Toute la cour et les artistes viennent ici. Ses amants vont aussi l’y retrouver. Alexandre Dumas a écrit un roman sur une partie de sa vie et les légendes évoquées pendant la visite.

Côté costume, Magali profite de son expérience en tant que costumière pour nous apporter quelques précisions. L’accessoire le plus à la mode pendant cette période est la fraise qui permet d’avoir le port altier. Sous les robes, il y a la basquine (qui serre la partie haute du corps), le vertugadin (un vrai tambour autour de la taille) et le vertu-garde (comme un coussin). Ceux-ci servait aussi à garder la vertu des femmes.  La robe au-dessus était en velours avec minimum 6 mètres de tissus. Il y avait généralement dessus des pierres précieuses. La robe pesait ainsi entre 8 et 10 kg au global.  La coiffure était en raquette avec les cheveux relevés sur le côté grâce aune structure en métal. La coiffe (un attifet) est posée au-dessus.

Nous poursuivons notre parcours par une rue où l’on peut admirer des vestiges de l’enceinte de Philippe Auguste (1165 – 1823) où est accolé le lycée Charlemagne.
Nous passons ensuite par le village Saint Paul, où se situait l’hôtel Saint Paul. Les cours correspondent aux emplacements du château où il y avait un verger, une église, une ménagerie. Aujourd’hui elle réunit des antiquaires.
Nous pouvons apercevoir dans la suite du parcours les vestiges de l’église du château Saint Paul.

La marquise de Brinvillier

La marquise de Brinvillier, qui fut l’une des plus grandes empoisonneuse, habitait au niveau 12 de la rue Charles V. Magali nous retrace sa vie hors du commune. En résumé, la marquise de Brinvillier eut comme amant le chevalier de Sainte Croix, l’ami de son mari. Le père de la marquise lui a fait faire un séjour à la Bastille où il a appris de nombreuses recettes de poison. Il en fait part à la marquise. Pour percevoir plus rapidement l’héritage, elle envisage de tuer son père, puis ses frères et sœurs. Elle aurait testé auparavant ses recettes sur 50 personnes à l’hôtel Dieu. Elle envisage ensuite d’empoisonner son mari. Mais son amant, qui est aussi l’ami de son mari, lui administre des antidotes. Son mari finit par partir.
Son amant, qui finit par être méfiant, met des preuves des empoisonnements de sa femme dans une cassette. Après avoir fui 4 ans jusqu’à Liège, la marquise va être retrouvée, passer devant un procès et être condamnée à mort : décapitée place de la grève puis brûlée sur le bûcher.

Nous entrons ensuite dans l’église Saint Paul Saint Louis. Bourdaloue était un prêtre grand orateur. La messe, appréciée de tous, durait 5 heures. Le valet venait dans l’église avec un pot de chambre, que l’on nomme bourdaloue. A cette époque, les femmes avaient des dizaine de jupons. La forme du bourdaloue était adaptée. Les grandes dames l’utilisaient sans aucune pudeur.

Rachel de Cochefilet

L’hôtel de Sully a appartenu au Duc de Sully, premier ministre d’Henri IV. Cet hôtel particulier a une architecture typique du XVIIème siècle : une forme en U, un portail avec l’habitation en face, qui est éloignée, et sur les côtés les communs (les cuisines et l’emplacement des carrosses). Magali nous fait découvrir, sur les façades, des femmes sculptées représentant les 4 éléments ainsi que les 4 saisons. De l’autre côté du jardin de l’hôtel de Sully, il y avait une orangerie avec une cheminée.

Le femme du Duc de Sully, Rachel de Cochefilet, a vécu 49 ans avec son mari. Le Duc de Sully va la prendre comme assistante pour la gestion des domaines. Pour ses tâches administratives, son mari lui donne de l’argent via des lettres de procurations. Rachel de Cochefilet était une très bonne négociatrice. Il va également lui demander d’intervenir dans les relations de couples houleuses d’Henri IV et sa nouvelle femme, Marie de Médicis qui est très jalouse. Petite anecdote que nous raconte Magali.
Rachel avait de nombreux amants. Le Duc les tolérait mais exigeait que ses amants passent par un escalier spécifique.

La marquise de Sévigné

Nous parvenons à la place des Vosges construite à la demande d’Henri IV en 1612. Henri IV ne la verra jamais parce qu’il a été assassiné par Ravaillac 2 ans auparavant. Il y a une unité de la hauteur des immeubles à l’exception du pavillon du roi et celui de la reine qui sont plus élevés.  Cette place s’appelle initialement la place royale. Elle change de nom en 1800 avec Napoléon qui instaure un impôt. Le premier département qui a payé était les Vosges. D’où son nom actuel.

De nombreuses femmes y ont vécu. Parmi elles, la marquise de Sévigné y est née en 1626. Elle a été 4 fois orpheline : son père, sa mère et ses grands-parents sont décédés. L’abbé Coulange va être son tuteur et va gérer l’argent de l’ensemble de la famille. La marquise de Sévigné va ainsi bénéficier d’une bonne éducation : l’espagnol et l’italien.
Elle est mariée à 17 ans à un homme très volage. Elle est veuve à 25 ans et va être très courtisée. En particulier le sur intendant du roi Louis XIV, Fouquet, Turenne, Bussy Rabutin ont cherché à l’épouser. Le cousin de ce dernier lui a envoyé plusieurs madrigaux. Magali nous en lit quelques extraits.
La marquise de Sévigné préfère être seule et se consacre à ses enfants, notamment à sa fille à laquelle elle est très attachée. Lorsque celle-ci part dans la Drôme, la marquise lui écrit chaque jour. Ces lettres, publiée par sa petite fille Pauline, donnent de nombreux détails sur la vie quotidienne du XVIIème siècle. Les lettres de la fille n’ont pas toutes été publiées par la petite fille, Pauline. Il y avait peut-être des réponses à des énigmes, comme celle du masque de fer.

La vie culturelle des femmes du XVIIème siècle était très riche. Dans les salons littéraires, appelés ruelles, on se met en avant comme on met en avant la langue française : maximes, portraits, pièces de théâtres, romans psychologiques. Ces femmes vont montrer qu’elles ont de l’élégance dans leur langage. Magali nous donne quelques exemples étonnants. Molière s’est d’ailleurs moqué de ces précieuses.
Magali nous montre ensuite l’évolution des costumes. A cette époque, les femmes portaient des corsages et de nombreux jupons : la modeste (sur jupe), la friponne avec les pierres précieuses, la secrète ou la fidèle (dernier jupon sur la peau). Quant aux hommes, ils portaient une rhingrave.

Anne d’Autriche

Nous découvrons ensuite le Pavillon de la reine, un endroit très agréable om vécu la mère de Louis XIV, Anne d’Autriche.

Ninon de Lenclos

Ninon de Lenclos, la plus grande libertine du XVIIème a vécu rue des tournelles. Elle va comprendre très tôt la société dans laquelle elle vit. Elle est agréable, a de l’esprit et est très appréciée. Elle décide de se comporter comme un homme et de devenir une grande courtisane. Elle le sera jusqu’à ses 75 ans.
Magali nous retrace la vie tumultueuse de cette libertine. Libertine au sens des plaisirs du corps : elle va classer les hommes par catégories : les payeurs, les caprices, les martyrs (ceux qu’elle va constamment refuser, peu courant à cette époque). Libertine côté refus de la religion : elle est athée et ne respecte pas les religieux. Elle organise de grandes fêtes pendant le Carême. Anne d’Autriche, très pieuse, la reçoit en vue de la punir. Comme Ninon est une femme agréable, elle lui donne le choix du couvent. Ninon demande le couvent des cordeliers, où  se trouvent des hommes. Anne d’Autriche retire alors sa punition.
Son comportement libertin conduit malgré tout Ninon au couvent de Lagny mais n’y reste que 9 mois. Elle a en effet pervertit les religieuses. Elle retourne alors à Paris.

Intarissable sur le sujet, Magali nous retrace l’histoire de ces femmes hors du commun, apporte un éclairage historique,  et nous livre quelques anecdotes, en illustrant ses propos avec de nombreuses images. Nous ne voyons pas le temps passer. Toute la famille a bien apprécié cette visite guidée inédite.

Magali prépare une prochaine visite sur les femmes du XIXème siècle à Montmartre pour Mon beau Paris.

Pour en, savoir plus

http://www.redecouvrirparis.fr/


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