Dans la ville d’Elodie Fiabane

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Dans la ville en bref

L’utilitaire de L’Institution parcourt en soirée le XIIIème arrondissement de Paris, à la rencontre des sans-abris, pour la plupart des habitués mais aussi des nouveaux qui se sont installés dans le quartier.

Après avoir suivi une formation de secouriste , la narratrice, une mère de famille de 36 ans au chômage, vient d’intégrer une équipe de maraude en tant que stagiaire.

Le mot de l’éditeur

« Bertrand, rue du Château-des-Rentiers, habite un courant d’air entre deux immeubles sombres depuis cinq ans, une allée protégée des regards mais pas du vent. Il a choisi le moindre mal. »
Ce roman met en scène Bertrand, Tatiana, Désiré, Mohammed et tant d’autres, qu’on appelle sans-abri quand on ignore que, justement, ils se sont souvent choisi un endroit où vivre. Personne ne vit nulle part, pas même ceux que l’on ne voit pas. C’est à leur adresse – au fond d’un parking, au coin d’une rue ou sous un arbre – que la narratrice de ce roman les rencontre, quand elle laisse les siens pour revêtir l’uniforme de l’Institution et que, accompagnée d’autres membres, elle parcourt la ville qui dort. Dans cette exploration de l’autre nuit parisienne, entre les habitués et les nouveaux, les jeunes, les vieux, les femmes, les hommes, ceux qui dorment, ceux qui discutent, ceux qui refusent qu’on les aide, elle découvre et nous révèle le revers de nos grandes villes. C’est tout un peuple qui existe et qui gonfle chaque jour ; et leurs visages, sous la plume acérée d’Élodie Fiabane, reflètent crûment notre époque et la fragilité de nos vies.

Quelques mots sur l’auteur Elodie Fiabane

Élodie Fiabane est monteuse et réalisatrice formée à la Fémis. Son travail mêle art vidéo, approche sociologique et écritures documentaires. Son premier court-métrage, « La Mécanique des roches », est sorti en 2023.

Notre avis

Dans un style fluide et vif, l’auteur nous plonge dans la misère sociale de la capitale, à travers le regard neuf de cette nouvelle bénévole. Elle nous montre l’importance de maintenir le lien social, quelle que soit sa condition. Ce livre retranscrit à la fois les motivations des maraudeurs et les différentes formes de la précarité. Il nous incite également à regarder différemment ceux que nous croisons dans la rue.

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