La Servante écarlate de Margaret Atwood

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La Servante écarlate en bref

Defred dormait avec d’autres femmes sur un lit de camp dans un ancien gymnase avant d’être affectée dans la maison du Commandant et de son épouse, Serena Joy, vêtue d’une longue robe bleu pale. Elle loge dans une chambre à la décoration sommaire et une fenêtre qui ne s’ouvre qu’en partie avec une vitre incassable. Sa tenue est entièrement rouge à l’exception des ailes blanches qui encadrent son visage pour l’empêcher de voir et d’être vue.

Dans la demeure, il y a également Rita et Cora, portant une robe de Martha d’un vert terne, qui travaillent dans la cuisine, ainsi que Nick, un Gardien en charge de la voiture du Commandant.
Defred part faire les commissions dans le centre de Gilead accompagnée d’une autre femme vêtue de rouge.

Le mot de l’éditeur

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Quelques mots sur l’auteur Margaret Atwood

Née à Ottawa en 1939, Margaret Atwood a suivi des études à Harvard jusqu’en 1967. Entre-temps, elle a composé son premier recueil de poèmes, Double Persephone, pour lequel elle obtient la médaille E.J. Pratt de poésie. Tout en enseignant l’anglais dans plusieurs universités, elle continue d’écrire. Elle a écrit une quinzaine de romans, une quinzaine de recueils de poésie et une dizaine de nouvelles, d’essais et de livres pour enfants.
Nommée vice-présidente de la Writer’s Union of Canada en 1980, Margaret Atwood a lutté pendant plusieurs années contre la censure littéraire.
Elle a publié en 1985 The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate), adaptée en série en 2017.
L’ensemble de son œuvre a été récompensé en 2007 par le grand prix Metropolis bleu et 10 ans plus tard par le prix Franz-Kafka.

Notre avis

L’évocation des souvenirs de June permet progressivement de comprendre comment elle est arrivée à cette situation et renforce le contraste entre deux conceptions de la société.
Avec un style littéraire fort, engagé et évocateur, parfois poétique, l’auteur a écrit un roman dystopique poignant qui reste d’actualité en faisant réfléchir à la place des femmes dans la société. Certains passage évoquent la situation trouble de la seconde guerre mondiale. L’auteur aborde également des sujets plus larges comme le respect de l’environnement, la baisse de la fertilité et les relations de pouvoir.

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