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La marche des femmes en bref
Romy, une lycéenne de 17 ans, glisse une lettre sous la porte de Michelle Perrot. Elle lui demande de la guider dans ses recherches pour un exposé sur les droits des femmes.

Michelle Perrot lui propose une promenade dans Paris sur les traces de femmes qui ont marqué l’histoire ou qui ont eu un impact majeur sur la société.
Le mot de l’éditeur
Historienne, pionnière et grande figure de l’Histoire des femmes, Michelle Perrot est contactée par la jeune Romy qu’elle décide de conduire à travers Paris à la rencontre de femmes célèbres ou oubliées et de leurs parcours si souvent entravés.
Une traversée trépidante où les générations se rencontrent, se répondent, parfois se confrontent… pour mieux comprendre les mécanismes de l’invisibilisation des femmes et découvrir combien fut longue la marche pour leurs droits.
Une formidable invitation à en poursuivre la conquête. Et à reprendre le flambeau.
Quelques mots sur les auteurs Michelle Perrot, Sophie Couturier et Annick Cojean
Née en 1928 à Paris, Michelle Perrot (née Roux), a été élevée dans un collège religieux de jeunes filles. Elle Perrot découvre la Sorbonne en 1946 et l’histoire sociale tournée vers le mouvement ouvrier. Elle se consacre comme beaucoup de ses proches à l’action contre la guerre d’Algérie et est marquée par Mai 1968 où elle participe comme maître-assistante aux multiples activités de la Sorbonne occupée. Après avoir soutenu, en 1971, sa thèse sur “Les ouvriers en grève (1871-1890)”, elle s’engage dans le domaine de l’histoire des femmes, donnant ses premiers cours sur ce thème en 1973. Elle est nommée professeure à l’Université Paris VII – Denis Diderot, dont elle est aujourd’hui professeure émérite d’histoire contemporaine. Elle a co-dirigé avec Georges Duby la première grande synthèse que sont les cinq volumes de l’”Histoire des Femmes en Occident, de l’Antiquité à nos jours”. Elle a longtemps collaboré au quotidien “Libération” et a co-produit et co-présenté l’émission Les Lundis de l’Histoire, sur France Culture.
Née à en 1957 à Brest, Annick Cojean a obtenu une licence en droit à l’Université de Rennes tout en suivant les cours du Conservatoire d’art dramatique, puis le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris. Après un tour du monde en 1980, elle est engagée au journal “Le Monde” en octobre 1981, participe à la création du département Médias-communication dont elle est chef-adjointe de 1986 à 1991, avant d’être nommée grand reporter. Le prix Albert-Londres a récompensé en 1996 sa série de cinq reportages, “Les Mémoires de la Shoah”, réalisés aux États-Unis et en Europe et publiés dans “Le Monde”, à l’occasion du cinquantenaire de la libération des camps d’extermination. Parallèlement à ses activités au Monde, elle représente le journal dans plusieurs émissions. Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages. Elle est co-auteure, avec Gisèle Halimi, de “Une farouche liberté”.
Sophie Couturier est scénariste de romans graphiques et attachée de presse, spécialisée humanitaire, environnement, observation du territoire. Elle s’est particulièrement investie au sein des ONG Action Education et Handicap International, ainsi que dans l’environnement et dans l’observation du territoire, en particulier à l’IGN pour développer l’image d’un institut “vigie” du territoire face aux changements climatiques. En tant que bénévole, elle a milité deux années aux côtés de Gisèle Halimi à l’association “Choisir la cause des femmes”, dont elle a été secrétaire nationale. Elle est la co-scénariste avec Annick Cojean, grand reporter au journal Le Monde, du roman graphique “Une farouche liberté : Gisèle Halimi, la cause des femmes” adapté du roman éponyme de Gisèle Halimi et Annick Cojean.
Illustratrice et graphiste, Emma Ere se spécialise dans la bande dessinée en intégrant l’école Cesan en 2015.
Notre avis
C’est la première BD autour dé Michelle Perrot, référence de l’historiographie des femmes. Elle permet de mieux appréhender le mécanisme d’invibilisation des femmes, leur long combat vers l’égalité et de (re) découvrir l’évolution de leur rôle dans la société.
À la fin de l’ouvrage, nous retrouvons un plan de Paris avec la balade de Michèle Perrot ainsi que la liste des femmes croisées.


