La Bourse de Commerce – Pinault Collection (Paris I)

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Le bâtiment associe la première colonne isolée de Paris, édifiée au XVème siècle pour l’hôtel de Catherine de Médicis, les vestiges d’une halle au blé à l’impressionnant plan circulaire du XVIIIème siècle, couverte dès 1812 par une spectaculaire coupole de métal et de verre. Il a été recomposé en 1889 pour devenir la « Bourse de Commerce ».

La Bourse de Commerce a été restaurée et transformée par l’architecte japonais Tadao Ando.

Au sommet de la colonne Médicis, se trouve l’installation lumineuse « Mont analogue » de Philippe Parreno, conçue pour la Bourse de Commerce.

Un anneau de peinture court sous la coupole, sur 140 m de long, à 10 mètres de hauteur. Il s’agit d’une suite de panoramas aux paysages et aux saisons variés réalisés par 5 peintres dans le pur académisme de la IIIe République. Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889) s’est chargé, des allégories en grisaille des points cardinaux qui séparent les quatre quarts de cercle. Evariste-Vital Luminais (1821-1896) a pour région les Amériques, Désiré-François Laugée (1823-1896) l’Empire russe et les pays du Nord, Marie-Félix Hippolyte-Lucas (1854-1925) le reste de l’Europe et Georges Clairin (1843-1919) l’Afrique et l’Asie.

Un cylindre en béton de 30 m de diamètre et haut de 9 m s’imbrique dans le vide central. Ses parois lisses percées de quatre ouvertures identiques, définissent d’un côté la déambulation, avec un grand escalier qui épouse l’anneau, et en son sein un premier espace d’exposition.

La collection dédiée à l’art des années 1960 à nos jours, un ensemble exceptionnel de plus de 10 000 œuvres de près de 350 artistes, issus de toutes les scènes artistiques et de toutes les générations, des figures reconnues de l’art contemporain aux courants plus émergents. Elle est constituée de peintures, de sculptures, de vidéos, de photographies, d’œuvres sonores, d’installations et de performances.
La collection est présentée à travers un programme dynamique et d’accrochages temporaires régulièrement renouvelés : expositions thématiques à partir des œuvres de la collection, expositions consacrées à des artistes présents dans la collection, mais aussi cartes blanches, projets spécifiques et commandes.

Présentée dans la Rotonde, l’oeuvre Untitled, 2011, de l’artiste suisse Urs Fischer, est composée de sculptures en cire.

Ce groupe de bougies monumentales est allumé au premier jour de leur exposition : la réplique grandeur nature d’un célèbre groupe sculpté de la période maniériste L’Enlèvement des Sabines (1579-1582) de Giambologna, sept chaises diverses (d’un tabouret africain à la banale chaise plastique en passant par le fauteuil d’avion),  que contemple l’effigie de l’artiste Rudolf Stingel (ami et pair d’Urs Fischer).

Au rez de chausssée, 30 pièces de l’artiste Africain-américain David Hammons sont réunies. Né en 1943 dans l’Illinois, David Hammons développe depuis les années 1970 un œuvre furtif et subversif, hanté par la blessure du racisme ordinaire.

De l’autre côté, « Ici Plage, comme ici bas (2012) » de Martial Raysse est un grand panneau peint à la façon d’une peinture d’histoire aux couleurs siennoises, acides, presque électriques, qui réinvente la composition en frise des maîtres primitifs.

A l’étage, nous pouvons admirer trois portraits de Rudolf Stingel, entre Europe et Amérique, histoire intime et histoire de l’art.

Nous poursuivons avec plusieurs peintures consacrées à la figure humaine. L’accrochage, mixte du point de vue du genre, des origines et des cultures, est ouvert à toutes les générations : à des artistes nés autour des années 1950, comme Marlene Dumas, Thomas Schütte, Miriam Cahn ou Kerry James Marshall, répondent des artistes nés à la fin des années 1970, comme Lynette Yiadom-Boakye, dans les années 1980, comme Florian Krewer, Xinyi Cheng, Claire Tabouret et Antonio Oba, ou dans les années 1990 comme Ser Serpas.

Une salle regroupe enfin les œuvres de 3 artistes allemands de différentes générations : Martin Kippenberg, Thomas Schütte et Florian Krewer.

Le guide officiel

La Bourse de Commerce : Promenade architecturale de Guillaume PICON, à partir de 14,90€

En pratique

2 rue de Viarmes
75001 Paris

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