Âme brisée de Akira Mizubayashi

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Âme brisée en bref

Un dimanche après-midi, à Tokyo, en 1938, Rei, 11 accompagne son père, Yu, qui va répéter avec des amis musiciens de nationalité chinoise au centre culturel municipal. Il patiente en lisant dans la grande salle de réunion tout en les écoutant jouer et discuter d’une oreille. Ils répètent tous ensemble malgré le conflit qui oppose l’Empire du Milieu et l’Empire Nippon. Ils sont interrompus par des voix d’hommes et le spas de botte. Yu cache rapidement son fils dans une grande armoire.

Le mot de l’éditeur

Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d’anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l’Empire est en train de plonger l’Asie. Un jour, la répétition est brutalement interrompue par l’irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père… L’enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu’il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie… Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l’auteur d’Une langue venue d’ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l’art qui, s’approfondissant au fil du temps jusqu’à devenir la matière même de la vie, défient la mort.

Quelques mots sur l’auteur Akira Mizubayashi

Né en 1951, à Sakata au Japon, Akira Mizubayashi a suivi des études à l’université nationale des langues et civilisations étrangères de Tokyo avant de suivre à l’Université Paul Valéry de Montpellier une formation pédagogique pour devenir professeur de français (langue étrangère). Il revient à Tokyo en 1976, fait une maîtrise de lettres modernes, puis, en 1979 revient en France comme élève de l’École Normale Supérieure à Paris où il reçoit le titre de Docteur après une thèse sur Rousseau. Depuis 1983, il enseigne le français à Tokyo, successivement à l’Université Meiji, à l’Unalcet et, depuis 2006, à l’Université Sophia. Il est l’auteur de plusieurs livres écrits en français, dont Une langue venue d’ailleurs (« L’un et l’autre », 2011), qui a reçu le prix littéraire Richelieu de la francophonie 2013, le prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises 2011 et le prix littéraire de l’Asie 2011. “Mélodie, Chronique d’une passion” (2013) a obtenu le Prix littéraire 30 Millions d’amis 2013 et le Prix littéraire de la Société Centrale Canine 2013.
Akira Mizubayashi est lauréat du Prix des libraires 2020 et du Prix de L’Algue d’Or pour son ouvrage “Âme brisée”.

Notre avis

Avec une écriture fluide, comme la musique, l’auteur nous donne un aperçu de la culture japonaise et de l’univers de la lutherie à travers un roman émouvant. Il aborde les sujets du poids des souvenirs et du déracinement mais c’est thème de l’humanité qui se dégage le plus du récit.


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