Cyanure de Laurent Loison

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Cyanure en bref

2 enfants enfermés dans la placard par la bête. 20 ans plus tard, le ministre des affaires sociales tué par un snipper avec une balle transportée dans du cyanure. L’enquête est confiée au commissaire Florent Bargamont. Dans son équipe, Emmanuel de Querzac, filleule du ministre de l’intérieur, dont la vocation de travailler dans la police remonte à son plus jeune âge.

Rencontre avec l’auteur

Nous avons rencontré l’éditeur et l’auteur le 28 septembre.
Depuis un peu plus d’un an, l’éditeur Hugo Thriller recherche le rythme et l’atmosphère des séries. Après Charade, ils ont proposé à Laurent Loison d’être représentant des écrivains français de l’éditeur. Le roman Charade est très violent. Cyanure est son deuxième roman, c’est davantage un polar psychologique.

Nous retrouvons les personnages de son premier livre. L’auteur considère qu’il n’est pas très difficile d’écrire un premier livre, on peut tous s’inspirer de notre vécu, de notre entourage. Un second roman est pour lui bien plus difficile. Devant la terreur d’écrire un second roman, il était confortable pour l’auteur de reprendre ses personnages.
L’auteur n’a pas vocation à épaissir les personnages. La personnalité des personnages était déjà décrite dans Charade. Certains personnages ré apparaîtront peut être dans un prochain roman, comme la fille de Florent.
Dans Cyanure, il y a aussi du vécu (les deux auvergnats, le greffe du tribunal de Pontoise), des retranscriptions de rencontres… Le prochain roman est bien avancé.

De nombreuses citations sur le jugement introduisent les chapitres. Le jugement est une question qui le tracasse. Nous sommes confrontés au jugement au quotidien. Mais l’auteur pense que nous n’avons pas tous les outils pour juger.
Les méchants ont des circonstances atténuantes dans son roman. L’auteur nous invite à nous interroger sur la place des circonstances atténuantes dans le jugement.
Le commissaire Florent est un peu borderline.

Dans la rédaction d’un roman, l’auteur imagine deux points techniques permettant de se différencier des autres thriller. Dans Cyanure, ce sont la fin qui surprend le lecteur et le fonds philosophique.

Le Mot de l’éditeur

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fi dèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.
Un ministre vient en effet d’être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d’un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d’un criminel particulièrement doué et retors.
Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n’ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement efficace se promène-il dans la nature ?
Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s’entremêlent jusqu’au sommet de l’État, où le président de la République n’est peut-être pas seulement une cible.

Quelques mots sur l’auteur Laurent Loison

Né en 1968, élevé dans un milieu paysan, Laurent Loison mène depuis 25 ans une carrière éclectique d’entrepreneur, d’un night-club dans l’Arizona à la gestion de sites de strip-tease en ligne, en passant par l’immobilier.

Notre avis

Chaque chapitre est introduit par une citation sur le jugement. L’enquête de Florent et Emmanuelle est au début entrecoupée de chapitres correspondant à des périodes différentes, avant de reprendre un déroulé chronologique. Cette organisation nous permet de reconstituer le puzzle au fil des pages jusqu’à l’accélération les deux derniers jours où les pistes se précisent et le suspens devient insoutenable.
Les chapitres s’enchaînent très vite grâce à une écriture fluide et la tension qui monte progressivement. La mise en scène de la fin, impliquant le lecteur, est très originale et fait perdurer le plaisir de la lecture.


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