Rien n’est noir de Claire Berest

9 Eve
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Rien n’est noir en bref

Le livre s’ouvre sur une soirée organisée par la photographe italienne Tina Modotti, qui veut présenter Diego Rivera à Frida Khalo. Frida est déjà tombée sous son charme.
Le roman, ponctuée de nombreuses citations de Frida Khalo, est découpé de façon chronologique en différentes périodes de sa vie associées à une couleur, qui se décline ensuite en nuances : Bleu (1928), Rouge (1930 – 1932), Jaune (1933 – 1940) et Noir (1954).

“J’aimerais te peindre mais je manque de couleurs tant il y en a ! – dans ma confusion.
La forme concrète de mon grand amour”

Frida Khalo

Le mot de l’éditeur

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»

Quelques mots sur l’auteur Claire Berest

Née le 14 juillet 1982 à Paris, Claire Berest est diplômée d’un Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). A 25 ans, elle a démissionné de son poste de professeur de français à Bobigny. Elle publie un premier roman, “Mikado”, en 2011.

Notre avis

Le roman, ponctué de plusieurs citations de Frida Khalo, se dévore. Par un style fluide et très visuel, l’auteur parvient à retranscrire la passion de Frida Khalo pour Diego Rivera, ses excès mais aussi le milieu artistique de l’époque. Elle insiste sur les contrastes entre Frida, brisée par l’Accident, et Diego, pachyderme – « el elefante » – à la fois laid et envoûtant de 20 ans son aîné. Elle joue aussi sur le rythme du récit, par des sauts dans le temps, par l’évocation de faits passés, en accélérant ou en décrivant au ralenti certains passages pour en accroître l’intensité dramatique. Elle restitue ainsi ce que nous pouvons vivre lorsque notre perception du temps peut être altérée par les émotions Je m’étais intéressée au personnage de Frida Khalo. Je connaissais sa vie en noir et blanc. Claire Berest y a apporté de la couleur !


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