Le Problème Spinoza d’Irvin D. Yalom

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Le Problème Spinoza en bref

En 1656, à quelques mètre du domicile de l’artiste Rembrandt à Amsterdam, Bento / Baruch Spinoza, 24 ans, tient un petit négoce avec son frère Gabriel qu’il a repris depuis le décès de son frère aîné et de son père. Il rencontre un jour le philosophe van den Enden qui l’invite à venir étudier dans son académie le atin et le grec afin de découvrir les textes de philosophes de l’Antiquité. Quelques mois plus tard, Jacob Mendoza et son cousin Franco Benitez, qui ont fui le Portugal, viennent rendre visite à Spinoza pour lui demander de l’aide.

En Estonie, en 1910, Alfred Rosenberg, 16 ans, est convoqué par le principal pour avoir affirmé que l’Allemagne devait préserver leur race et leur culture et partagé ses convictions antisémites. Pour sanction, il doit recopier les passages de l’autobiographie de Goethe, qu’il admire, relatifs à Spinoza.

Le mot de l’éditeur

Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d’Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l’extermination des juifs d’Europe.

Quelques mots sur l’auteur Irvin D. Yalom

Né à Washington  en 1931, Irvin David Yalom est docteur en médecine depuis 1956 et professeur émérite de psychiatrie à Stanford depuis 1994. Il est l’auteur de nombreux essais, romans ou récits entre fiction, philosophie et psychothérapie.

Notre avis

Ce roman dresse en parallèle le portrait de deux personnes qui n’ont a priori rien en commun si ce n’est la pensée philosophique : Baruch Spinoza, philosophe juif du XVIIème siècle, et Alfred Rosenberg, le criminel qui a posé les fondements idéologiques du parti nazi . L’auteur nous plonge ainsi successivement dans le XVIIème siècle, pendant le siècle d’or hollandais et le développement de la communauté juive, et l’Allemagne du début du XXème siècle.
Cette mise en parallèle nous fait réfléchir sur la liberté de pensée et le libre arbitre. Le roman permet également de (re) découvrir plusieurs courants philosophiques et, en particulier, les principales questions abordées par Spinoza. Quelques notions de psychanalyse nous permettent par ailleurs de prendre un peu de recul sur leur monde intérieur et leur parcours de vie.


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