Recluses de Séverine Chevalier

8.5 Eve
8.5

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Recluses en bref

Dans un supermarché à Ecully, près de Lyon, deux femmes se croisent, Suzanne, 40 ans, son fils, Polo, dans son caddie rempli de courses et Zora, 19 ans, un panier vide à la main et une ceinture d’explosifs sous sa robe jaune. Quelques minutes plus tard, une violente explosion cause 15 morts dont Polo. Un mois plus tard, Suzanne décide d’essayer de comprendre qui était cette kamikaze, en se rendant à l’Institut Supérieur du Management où elle étudiait, dans l’appartement où elle vivait et en recueillant plusieurs témoignages… jusqu’à la vérité.

Le Mot de l’éditeur

Une jeune fille de dix-neuf ans, Zora, se fait exploser dans un hypermarché de la banlieue lyonnaise. On ne garde d’elle, tout au long du roman, que l’image d’une robe jaune. Cela suffit à Suzanne, dont l’enfant est mort dans l’explosion, pour embarquer sa sœur handicapée, Zia, sur les traces de la kamikaze, cherchant à donner sens à ce geste atroce. Il n’est pas sûr que cela réussisse.
Séverine Chevalier tisse ensemble les fragments d’existence de ces trois femmes, ces trois solitudes. Son roman, surprenant de virtuosité narrative, est à l’image du corps déchiqueté de Zora : éclaté et parcellaire, raconté de différents points de vue dont aucun ne peut rendre compte totalement de la vérité puisque, dans un bon roman noir, il n’y a pas de vérité.

Quelques mots sur l’auteur Séverine Chevalier

Née en 1973 à Lyon, Séverine Chevalier a travaillé une dizaine d’années comme juriste dans des collectivités locales. Elle écrit de nombreux textes courts avant son premier roman, « Recluses ».

Notre avis

Suzanne cherche en vain des explications à cet événement qui a suspendu sa vie. Le récit est un peu décousu, comme les souvenirs et les pensées qui se succèdent. L’auteur nous présente également plusieurs points de vue. Plusieurs styles se succèdent selon le narrateur. S’entremêlent, sans ordre chronologique, le quotidien et le ressenti de Suzanne, l’histoire de Zora qu’elle tente d’imaginer, le rapport du psychiatre, les perceptions de Zia, la sœur handicapée de Suzanne… Le lecteur découvre ainsi en pointillé le portrait de 3 femmes recluses, enfermées dans leur solitude, dans leur histoire, dans leur corps.

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